Sarkozy vilipende le "déni de réalité" du gouvernement — Policiers en colère

Le mouvement de protestation, parti de l'Essonne, commence à faire tache d'huile: une centaine de policiers se sont ainsi rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi à bord de leurs véhicules de service sur le Vieux-Port à Marseille, a constaté un photographe de l'AFP. Le mouvement de contestation a gagné aussi Nancy, après Marseille et Nice mardi: une centaine d'agents se sont retrouvés dans la soirée devant l'hôtel de police de la ville, selon une source syndicale.

Deux syndicats de gardiens de la paix, Alliance (première organisation) et l'Unsa-Police, rejoints par Synergie (second syndicat d'officiers), avaient demandé mercredi matin cette réunion "en urgence" avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice.

Des dizaines de policiers français se sont de nouveau mobilisés dans la nuit de mardi à mercredi pour réclamer plus de moyens et de fermeté, 24 heures après une manifestation sans précédent sur les Champs-Elysées.

Le syndicat Unité-Police SGP-FO a pour sa part appelé à une manifestation silencieuse, "une marche de la colère policière et citoyenne", le mercredi 26 octobre.

Mercredi 19 octobre 2016, 16h27 Après deux nuits de manifestations et avant une "marche de la colère", le gouvernement s'efforçait mercredi de répondre au ras-le-bol des policiers en recevant leurs syndicats, alors que la fronde vire à la polémique politique.

Irak : l'opération pour reprendre Mossoul à Daech est lancée
Carter a par ailleurs assuré de la poursuite du soutien de Washington à l'Irak . Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

François Hollande a de son côté réaffirmé son "soutien" aux policiers, lors du Conseil des ministres, et appelé au dialogue. Tandis qu'un plan de " sécurité publique " sera lancé le mois prochain, avant d'être complété par les résultats de cette même concertation, qui - promis - n'évitera aucun des sujets qui fâchent les policiers. "90% de nos revendications concernent le ministère de la Justice", a assuré le secrétaire général du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage.

"Nous avons un président de la République qui passe son temps à dire ce qu'il ne devrait pas dire, de son propre aveu, un gouvernement dans lequel les ministres tirent à hue et à dia: comment voulez-vous que ceux qui sont chargés du maintien de l'ordre se sentent soutenus?", a ajouté le maire de Bordeaux. Il s'agit d'abord de l'attaque au cocktail Molotov ayant visé un véhicule de police à Viry-Châtillon dans l'Essonne, le 8 octobre dernier.

Alors que les forces de l'ordre sont très sollicitées en pleine lutte antiterroriste, les policiers exigent notamment des renforts et des moyens, et se plaignent d'un surplus de gardes dites statiques.

Mardi soir, il était reparti sous les huées de quelque 400 fonctionnaires venus soutenir leurs collègues menacés de sanctions. Si une enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", a été ouverte, Bernard Cazeneuve a là aussi voulu rassurer: "Ce n'est pas pour entrer dans un cycle de sanctions, c'est pour rappeler des principes". "Entre bleus." Déçus par leurs représentants, certains policiers ont donc décidé de s'organiser seuls pour manifester leur colère.

Le silence radio inquiétant du module Schiaparelli — Mission ExoMars