"On troque Marianne contre l'islam politique" — Laurent Wauquiez

Gilles Bouleau Elizabeth Martichoux et Alexis Brézet

Crédit: RTL AFP Thomas Samson Gilles Bouleau Elizabeth Martichoux et Alexis Brézet

Dans "Un président ne devrait pas dire ça", les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont recueilli des confidences de François Hollande. Tout au long des 662 pages de cette enquête minutieuse nourrie de 61 entretiens privés avec le président de la République, le duo de journalistes d'investigation décrypte avec recul le quinquennat de François Hollande. Les deux journalistes lui demandent s'il s'agit d'un coup de foudre à l'époque, ce à quoi il répond: "Non, je ne dirais pas ça, parce que je..." Parce que "d'une certaine façon, si on arrive à lui offrir les conditions pour son épanouissement, elle se libérera de son voile et deviendra une Française, tout en étant religieuse si elle veut l'être, capable de porter un idéal. Que le voile peut être pour elle une protection, mais que demain elle n'en aura pas besoin pour être rassurée sur sa présence dans la société", dit encore M. Hollande, alors que les thématiques identitaires et l'islam en particulier ont occupé une large place du début de campagne présidentielle, portés notamment par le Front national et l'ancien président Nicolas Sarkozy. Il y a les gars des cités, sans références, sans valeurs, partis trop tôt de la France. Dans des extraits de l'ouvrage en question, publiés en exclusivité par le Parisien et par Yahoo Sport, le chef d'Etat socialiste se montre très critique envers les joueurs de l'équipe de France. Finalement, quel est le pari que l'on fait?

Désarmant de sincérité, François Hollande délaisse le traditionnel discours policé des hommes roués à la réthorique politique. "Ca reste une liaison supposée et je fais en sorte que ça le demeure, explique catégoriquement le président".

Trump veut envoyer Clinton en prison — Election américaine
A tel point que le magazine américain Forbes se demande si l'Afrique doit "craindre Trump comme président des Etats-Unis ". Il avait répondu: " Cela prouve que je suis malin ", ajoutant: " Je tire avantage des lois du pays ." .

François Hollande veut faire un "pari": "C'est que cette femme préférera la liberté à l'asservissement". Nicolas Sarkozy a, lui aussi, eu vent de la rumeur.

En connaisseur de l'histoire du foot français, François Hollande vante les valeurs humaines des Kopa, Platini ou Zidane pour mieux dénoncer les mauvaises manières des nouvelles générations d'aujourd'hui. "Le sujet existe, mais il ne peut pas être un thème fédérateur pour la gauche", juge-t-il avant de conclure: "La gauche ne peut pas gagner sur le thème de l'identité, mais elle peut perdre sur le thème de l'identité ".

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