Nicolas Sarkozy propose un référendum sur l'internement administratif des fichés S

Sarkozy propose un référendum sur le regroupement familial et un autre sur les fichés S

Nicolas Sarkozy le 5 octobre 2016 à MontaubanPlus

Selon deux récents sondages sur la primaire à droite cités par plusieurs médias français, Alain Juppé, maire de Bordeaux, maintient sa position en tête du classement des personnalités préférées des sympathisants de la droite et du centre (74%), devant Nicolas Sarkozy (45%) et une autre enquête d'opinion, réalisée par Harris Interactive, donne Alain Juppé vainqueur du second tour avec 53% contre 47% pour Nicolas Sarkozy.

Alain Juppé avait estimé en août dernier dans un entretien au Figaro que la suspension du regroupement familial n'était pas "une attitude humaine".

"Je poserai donc par référendum cette question le jour du deuxième tour des législatives, le 18 juin 2017: Est-ce que les Français sont d'accord pour que nous supprimions, nous suspendions le droit automatique au regroupement familial tant que l'Europe ne s'est pas dotée de frontières dignes de ce nom et d'une politique européenne migratoire?" "Quand la gauche et la droite n'assument plus aucune différence, c'est les extrêmes qui en profitent", a-t-il affirmé, citant les récentes élections en Allemagne et en Autriche. En s'attaquant au regroupement familial et à la présomption d'innocence pour les fichés S, Nicolas Sarkozy cible l'électorat à droite de la droite.

"Donner la parole au peuple, sur des sujets aussi importants, c'est faire le choix de la démocratie", a-t-il souligné.

Les Finances allemandes n'élaborent pas de plan d'aide à D. Bank
A la suite de la publication de l'article, le ministère des Finances a d'ailleurs assuré qu'il ne préparait pas de plan de sauvetage.

"L'explosion démographique que connaît l'Afrique, qui va doubler de population en 30 ans (...), fait que nous ne pourrons plus, de mon point de vue, accepter l'automaticité du regroupement familial pour les étrangers non communautaires ". "Ma conviction, c'est oui".

"Nous avons un problème gigantesque d'une intégration républicaine qui ne marche plus", a-t-il ajouté.

À propos de la lutte anti-terroriste, il a dit s'inscrire "en faux", face à l'affirmation, quelques heures auparavant, de François Hollande, qui disait que l'arsenal pénal français était "complet " face au terrorisme. Franceinfo vous explique ce qui pousse Nicolas Sarkozy dégaine encore l'arme du référendum.

L'UE ouvre la voie à la ratification de l'accord de Paris — Climat