Les islamistes ont remporté les législatives — Maroc

Au Maroc, les islamistes, à la tête du gouvernement depuis 2011, ont emporté les élections législatives, a annoncé samedi matin le ministère de l'Intérieur.

L'Istiqlal, le parti historique de la lutte pour l'indépendance, puis le Rassemblement national des indépendants (RNI), arrivent en troisième et quatrième position avec respectivement 45 et 37 députés. Les deux sièges vacants sur les 395 fauteuils parlementaires seront occupés par le Parti de la gauche verte et le Parti de l'unicité et de la démocratie. Sa victoire était d'autant moins acquise que son bilan à la tête du pays est modeste: suivant une ligne économique libérale, il n'a engagé que peu de réformes de fond, même sur la question des mœurs, pourtant l'un des fonds de commerce du PJD. "(.) Nos résultats sont excellents", s'est félicité Abdelilah Benkirane, Premier ministre et secrétaire général du PJD.

De son côté, le PAM a indiqué avoir "soumis une cinquantaine de plaintes auprès des autorités spécialisées", visant notamment le PJD dans la région de Tanger (nord).

Pour autant, selon des observateurs du Conseil de l'Europe, les législatives ont été organisées de façon "intègre et totalement transparente". "Malgré les manigances de certains, ".

En 2011, le PJD avait remporté une victoire historique, quelques mois après une révision constitutionnelle menée par Mohammed VI pour calmer le mouvement du 20 février, la version marocaine du Printemps arabe. Ils devraient être ainsi reconduits pour un deuxième mandat de cinq ans à la tête du gouvernement.

Vers une hausse prochaine du prix du tabac à rouler de 15%
Avec cette hausse, le gouvernement va aligner le prix du tabac à rouler sur les celui des cigarettes manufacturées. Jusqu'à maintenant celle du tabac à rouler était beaucoup plus favorable.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole du PAM, Khalid Adennoun, n'a pas souhaité faire de commentaire sur ces accusations en particulier. Le PAM, qui avait beaucoup misé sur son réseau de notables-candidats, piliers de la vie politique marocaine, effectue un bond en avant (il a plus que doublé le nombre de ses députés), mais insuffisant pour rattraper le PJD. A elles seules, les deux formations raflent 227 députés, soit près de 60% de la chambre basse du Parlement, et consacre la "bipolarisation" de la scène politique, l'un des thèmes phare de l'avant-scrutin.

Une formation islamiste, Justice et bienfaisance (interdite mais tolérée), qui avait appelé au boycott, a jugé ce taux "gonflé", et affirme qu'il n'a pas dépassé les 26%.

D'ailleurs, dix ans après soit en 2002, les Marocains du monde avaient déposé un recours devant la Cour suprême de Rabat assignant en justice le Premier ministre de l'époque Abderrahmane Youssoufi pour leur exclusion des élections.

Le Premier ministre Benkirane a lui aussi voté dans la capitale.

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