Les coups bas du premier débat entre Trump et Hillary — Présidentielle américaine

C'est ce qu'annoncent de nombreux titres de la presse américaine au lendemain du premier débat télévisé qui a opposé l'ancienne secrétaire d'État démocrate à son rival républicain Donald Trump le 26 septembre.

Hillary Clinton est ensuite passée à l'offensive et elle a marqué des points, notamment sur la déclaration d'impôts que refuse de montrer Donald Trump, sur le lieu de naissance d'Obama et sur la misogynie et le sexisme du candidat, qu'elle a accusé de " vivre dans un monde à part " et de dissimuler ses revenus.

"Daesh a vu le jour dans ce vide créé par la secrétaire d'État et Barack Obama, ça n'aurait pas dû arriver" (Donald Trump).

Et quand il lui a reproché de s'être récemment cloîtrée chez elle, elle a répliqué: "Oui, je me suis préparée pour ce débat et je me suis aussi préparée pour la présidence, et je pense que c'est une bonne chose".

Ainsi, si Donald Trump n'a pas oublié de ramener sur le tapis la fameuse affaire des e-mails d'Hillary Clinton, cette dernière a riposté en pointant le racisme, le sexisme et le mensonge du candidat républicain, sans jamais se laisser démonter.

Selon une enquête menée par la chaîne d'information CNN à l'issue du débat, Hillary Clinton est la "gagnante" de cette joute, obtenant 62% d'opinions favorables sur ces 90 minutes, contre seulement 27% pour Donald Trump.

Réponse de Donald Trump: "Hillary a de l'expérience, mais de la mauvaise expérience". "Je ne dis pas ça, non, je ne dis pas ça" (voir ci-dessous).

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Pour autant, il assure ne pas vouloir s'attaquer à l'Etat de droit, comme l'en accuse l'actuelle majorité. J'ai trop vu ce qui s'est passé avec M.

Lundi soir, Donald Trump a attaqué fort en martelant l'un des thèmes de prédilection de sa campagne: les pertes d'emplois dans l'industrie américaine.

" Vous avez fait cela pendant 30 ans, pourquoi ne commencez-vous à penser aux solutions que maintenant ?"

En revanche, Mme Clinton aurait dû expliquer ses arguments plus précisément pour que le grand public puisse mieux la comprendre, ont-il indiqué. "Pour être président de ce pays, vous avez besoin d'une énergie phénoménale", a-t-il poursuivi.

Hillary Clinton apparaissait, quant à elle, en parfaite maitrise de ses dossiers.

Quand il s'en tient à sa stratégie, le magnat de l'immobilier dresse le portrait d'une Amérique sur le déclin, victime de la Chine sur le plan commercial, des délocalisations au Mexique et des gangs de migrants qui transforment les rues des villes américaines en "zones de guerre". "C'était plus qu'une erreur, ce pays pense que c'est une honte", a-t-il déclaré. Mme Clinton n'a pas manqué de vivement critiqué Trump d'avoir caché des informations sur ses créances à Wall Street et dans les banques étrangères.

Et certainement pas le réchauffement climatique, a asséné Donald Trump.

Le candidat a en tout cas fait dans la discrétion: pas de musique, pas d'introduction grandiloquente, juste lui sur scène, assis sur un fauteuil, loin de ses grandes réunions de campagne habituelles devant des milliers de partisans. "Clinton a dominé du début à la fin". "Elle a semblé présidentielle, ce n'est pas une surprise", a commenté Timothy Hagle, professeur de sciences politiques à l'université de l'Iowa.

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