Espagne: le chef du PS démissionne, déblocage politique possible

Le secrétaire général du PSOE Pedro Sanchez le 26 septembre 2016 à Madrid  AFP

Le secrétaire général du PSOE Pedro Sanchez le 26 septembre 2016 à Madrid AFP

Dix-sept membres de la direction du Parti socialiste espagnol (PSOE) ont présenté mercredi leur démission, a-t-on appris auprès du parti. L'organe exécutif "doit être destitué et ses pouvoirs doivent être transmis à une direction intérimaire", a affirmé à l'AFP un opposant à M. Sanchez. Ils lui reprochaient aussi les mauvais résultats électoraux du parti qui n'a obtenu en juin que 85 sièges, contre 90 en décembre, ce qui était déjà un échec.

"Non c'est non!", criaient ainsi devant le siège des partisans de M. Sanchez en défendant son veto à un nouveau gouvernement du conservateur Mariano Rajoy, au pouvoir depuis fin 2011 en Espagne. Pedro Sanchez, le secrétaire général du parti, vient en effet d'annoncer sa démission.

"Le chef du Parti socialiste est le secrétaire général et le secrétaire général du parti est Pedro Sanchez", a déclaré à la presse Cesar Luena, le n°2 du parti, proche de M. Sanchez, qui a ainsi annoncé qu'il restait aux commandes. "L'Espagne ne mérite pas quatre ans de plus d'un président du gouvernement qui a systématiquement menti à la société espagnole", a encore dit vendredi soir Pedro Sanchez en évoquant aussi les coupes claires, la misère et les inégalités ayant selon lui marqué le mandat de Rajoy. Ils préféraient se refaire une santé dans l'opposition et laisser gouverner M. Rajoy. "Les partisans de remettre le gouvernement au Parti populaire s'imposent au sein du PSOE", a immédiatement réagi sur son compte Twitter le chef de Podemos (gauche radicale) Pablo Iglesias.

Vers une hausse prochaine du prix du tabac à rouler de 15%
Avec cette hausse, le gouvernement va aligner le prix du tabac à rouler sur les celui des cigarettes manufacturées. Jusqu'à maintenant celle du tabac à rouler était beaucoup plus favorable.

La crise intervient alors que les partis ont seulement quelques semaines, jusqu'au 31 octobre, pour se mettre d'accord et investir un nouveau gouvernement.

La stratégie de Pedro Sanchez n'est pas sans rappeler celle du travailliste britannique Jeremy Corbyn, adoubé il y a une semaine à Liverpool par les militants après une guerre avec l'appareil de son parti, le Labour (gauche). S'ils échouent, le roi devra convoquer un nouveau scrutin pour décembre, les troisièmes législatives en un an.

Les proches de Sanchez estiment au contraire qu'en permettant à la droite de gouverner, les socialistes feraient le lit de Podemos qui rêve de détrôner le PSOE comme Syriza l'a fait avec les socialistes du Pasok en Grèce.

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