Deux ados arrêtés en Lozère et Vendée — Fausse alerte

Des membres de la Brigade de recherche et d'intervention interviennent devant l'église Saint Leu dans le centre de Paris le 17 septembre 2016 après une fausse alerte  AFP  Archives

Une fausse alerte dans une église déclenche une vaste opération policière à Paris

La police a ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances exactes dans lesquelles l'alerte a été donnée, a précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Les investigations sont confiées à la brigade criminelle. Un ado de 16 ans interpellé après le "canular ". Ce qui avait fortement mobilisé les forces de l'ordre et notamment les services antiterroristes.

"Il a parlé d'une bombe?"

Pourtant, l'appel a été pris très au sérieux.

Il est 15h33 samedi, quand la préfecture de police de Paris reçoit l'appel des deux hackers. "Je suis descendu dans la rue, tout était bouclé et des policiers armés étaient postés au coin de l'église, ils nous ont crié de rentrer chez nous".

Les deux jeunes interrogés par L'Obs assumaient "chercher le buzz". Tous font preuve de sang-froid, notent avec précision le témoignage de l'"otage" et tentent de le rassurer.

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Et cette essence est notamment produite par des sociétés suisses, dénonce Public Eye , anciennement Déclaration de Berne. Quant aux gouvernements occidentaux, ils devraient interdire l'exportation de carburants trop dangereux pour la santé.

Depuis samedi, jour de la fausse alerte attentat à Paris, ils se vantent sur les réseaux sociaux et auprès des médias. Lundi, sur sa page Facebook, Grégory Chelli a démenti tout lien avec eux, qualifiant leur geste de "dangereux et inutile". "On ne pensait pas que ça allait marcher". "Si les gens ont eu peur, c'est leur problème", ont-ils confié à L'Obs, affirmant "ne pas craindre du tout" la police. "Ils le sont plus encore dans le contexte de menace terroriste actuel: c'est prendre sciemment le risque de détourner les forces de sécurité et de secours de véritables cas d'urgence, et de mettre en péril la vie d'autres personnes", a-t-il ajouté. Il assure néanmoins ne pas être politisé.

"Zakhaev Yamaha" s'est ensuite désolidarisé du projet sur les réseaux sociaux, indiquant ne pas avoir participé à ce "swatting".

"On n'est pas traçable, on utilise des serveurs cryptés". Les hommes de la BRI on alors investi les lieux: au bout d'"environ une heure", ils ont constaté qu'il n'y avait aucun danger.

La diffusion d'une fausse information "dans le but de faire croire qu'une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise" est passible de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.

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