Turquie. Partout dans le monde, l'empire Gülen est sous pression

Putsch en Turquie 87 membres des services de renseignement limogés

Manifestation de soutien au président Recep Tayyip Ergogan le 16 juillet 2016 après une tentative de coup d'Etat militaire en TurquieYASIN AKGUL

Il a affirmé que la Turquie ne saurait être critiquée pour avoir imposé l'état d'urgence ou pour sa probable reconduction, citant comme exemple la France qui a pris une mesure similaire après les attentats djihadistes meurtriers en novembre 2015 à Paris, reconduite pour six mois en juillet après l'attentat de Nice.

L'organisation, formée de dirigeants politiques et militaires et présidée par M. Erdogan lui-même, a indiqué qu'un prolongement était nécessaire afin de "prendre des mesures pour protéger les droits et libertés des citoyens". L'état d'urgence avait été décrété le 20 juillet, ce qui signifie qu'il aurait dû expirer à la mi-octobre.

Le ministre turc de la Justice Bekir Bozdag a annoncé, ce mercredi 28 septembre, que le nombre d'arrestations liées au putsch avorté avait atteint 32 000 personnes.

Le prédicateur ajoute qu'un officier turc a récemment déclaré que le chef d'état-major général et le chef des services de renseignements s'étaient vus au QG de l'armée le soir du putsch, ajoutant ceci: " Ils savaient déjà tout ce qui allait se dérouler par la suite ".

La direction persiste — Alstom
Cette déclaration tranchée intervient au lendemain de celles du président François Hollande, au contraire très confiant dans l'avenir du site.

L'ampleur des purges est telle que le gouvernement turc a décidé de libérer cet été 38.000 prisonniers condamnés pour faire de la place aux nouveaux détenus. Au total, 141 personnels du MIT ont été suspendus. Une trentaine de maires ont été limogés dans le sud-est du pays à majorité kurde et plus de 11.000 enseignants ont été suspendus.

En même temps, des purges ont également visé les milieux soupçonnés de liens avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, considéré par Ankara comme une "organisation terroriste"). Fethullah Gülen est l'ennemi numéro un du président turc Recep Tayyip Erdogan.

La Turquie est donc appelée à vivre de retentissants procès dans les mois et années à venir alors que les esprits sont encore marqués par l'affaire dite "Ergenekon", qui a éclaté en 2007 mais dont le procès en première instance ne s'est achevé qu'en 2013.

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