Mort de l'Israélien Shimon Peres

Ce soir, Michelle et moi nous joignons aux gens en Israël, aux États-Unis et partout dans le monde pour honorer la vie extraordinaire de notre cher ami Shimon Peres - un père fondateur de l'État d'Israël et un homme d'État dont l'engagement dans la sécurité d'Israël et la recherche de la paix était ancré dans sa fondation morale inébranlable et son optimisme indéfectible.

Chemi Peres, le fils de Shimon Peres, le dernier des pères fondateurs d'Israël, qui est mort mercredi matin vers 3h00 à 93 ans, lui a rendu un hommage émouvant. Shimon Pères, alors ministre des Affaires étrangères, avait œuvré en coulisses pour convaincre israéliens et palestiniens de signer l'accord d'Oslo qui devait être une déclaration de principe pour une paix durable entre les deux peuples.

Cependant, il n'aura pas reçu que des louanges, le député Bassel Ghattas (Liste unie) le présentant comme un "dictateur couvert du sang palestinien de la tête aux pieds" parce qu'il a, durant les années 1970-80, largement favorisé la colonisation des territoires occupés par Israël depuis la guerre des Six jours (juin 1967).

Shimon Peres a été présent sur le devant de la scène politique pendant plus de 65 ans, depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948 jusqu'à la fin de son mandat de président (2007-2014).

Benyamin Nétanyahou Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, ancien adversaire politique de Shimon Peres, a lui aussi exprimé son chagrin. Il a succombé entouré des membres de sa famille, selon un proche. Les marques de l'immense respect inspiré par celui que beaucoup des grands de ce monde appelaient leur ami ont afflué. "Mon ami Shimon était une de ces personnes", a écrit le président américain dans son hommage à la mémoire du prix Nobel de la Paix.

Les accords d'Oslo ont été signés entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat sous le regard du président américain Bill Clinton, 23.09.1993.

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Ahmad Hajjar raconte que sa rue est jonchée de "bombes à sous-munition " qui n'ont pas explosé. C'était une scène horrible", détaille l'homme de 62 ans.

"Le président est entre la vie et la mort", reconnaissait-elle mardi. Mais il avait subi un coup d'arrêt avec deux alertes cardiaques en janvier. Le 13 septembre, il était en bonne santé quand il a délivré un discours d'une heure sans la moindre note sur l'innovation.

De son côté, le CRIF a mis en avant sa "Tristesse à l'annonce du décès de Shimon Peres, une figure historique d'Israel, l'artisan des accords d'Oslo".

En 1947, Peres rejoint la Haganah, l'ancêtre de l'armée israélienne: débute alors sa participation à l'établissement de l'appareil de défense, une partie de sa carrière qui a été ensuite éclipsée par son image davantage pacifiste. Mais son état s'était dégradé depuis lundi.

Des dizaines de journalistes se sont installés dans le hall de l'hôpital Tel-Hashomer, tendant leurs câbles de transmission, alors que déambulaient des patients en pyjamas, curieux ou indifférents à cette agitation.

Pour l'ex Premier ministre britanniques Tony Blair, ancien émissaire du Quartette pour le Moyen-Orient, "Shimon Peres était un géant de la politique, un homme d'Etat qui restera comme l'un des plus grands de notre époque et de toutes les époques, et quelqu'un que j'aimais profondément". Il était Premier ministre quand l'aviation israélienne a bombardé le village libanais de Cana, tuant 106 civils en avril 1996, ce qui lui a valu une traversée du désert.

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