Menaces d'attentat: les 3 femmes écrouées

La jeune femme était fichée "S" en raison de ses velléités de départ vers la Syrie.

"Ses déclarations devront être confrontées avec celles des autres mises en cause", indique la source, précisant que Mme Gilligman, 29 ans, aurait beaucoup parlé au cours de ses quatre jours de garde à vue, mais que ses déclarations variaient souvent.

Trois femmes et un homme, impliqués dans une tentative d'attentat présumé et arrêtés jeudi en région parisienne, ont été présentés lundi à un juge d'instruction antiterroriste en vue de leur mise en examen, ainsi qu'un mineur interpellé ce week-end à Paris, a-t-on appris auprès du parquet.

Inès Madani, 19 ans, Sarah Hervouët, 23 ans, et Amel Sakaou, 39 ans, ont été mises en examen (inculpées) notamment pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et ont été écrouées, a annoncé le parquet de Paris.

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Les enquêteurs poursuivent parallèlement leurs investigations sur la voiture pleine de bouteilles de gaz. Une "cigarette à peine consumée" et une couverture avec "des traces d'hydrocarbures" ont été retrouvées dans le coffre près des bonbonnes et de trois bouteilles de gasoil, a précisé le procureur. Sa fille, 15 ans, a été relâchée dimanche.

Selon le récit d'Ornella G., "après une tentative infructueuse" pour mettre le feu au véhicule, "les jeunes femmes ont fui à la vue d'un homme qu'elles ont pris pour un policier en civil", rapporte une source proche de l'enquête. Deux autres femmes, avec qui Ornella G. était entrée en contact par la messagerie privée Telegram ont été placées en garde à vue.

Selon les enquêteurs, Rachid K. a déjà téléguidé, de manière plus ou moins décisive, les attaques de Magnanville (Yvelines), où Larossi A. a tué un policier et sa compagne le 13 juin, et de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime), où Adel K.et Abdel Malik P. ont tué un prêtre le 26 juillet 2016. Le frère de son compagnon actuel est incarcéré pour ses liens avec Abballa. Cette dernière avait "crié au secours" l'année dernière à propos de la radicalisation de sa fille, a expliqué à l'AFP Marc Etienne Lansade, le maire FN de cette ville du Var. En effet, le commando aurait été "téléguidé" depuis la Syrie et les enquêteurs s'interrogent notamment sur le rôle du djihadiste français Rachid Kassim.

"Des éléments ont étayé qu'il avait été en contact via Telegram avec l'une des protagonistes", relève une source proche de l'enquête. La menace est élevée, des appels à frapper sont lancés depuis la zone irako-syrienne via internet.

Avant leur arrestation et le démantèlement de leur projet d'attentat, les jeunes femmes ont évoqué d'autres cibles pour de nouveaux attentats dans les gares de l'Essonne et de Paris ou même de policiers. Il a par ailleurs félicité l'auteur de l'attentat qui a fait 86 morts le 14 juillet à Nice, dans une vidéo mettant en scène l'exécution de prisonniers syriens.

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