La direction persiste — Alstom

Les déclarations du Premier ministre sont intervenues après la diffusion auprès des salariés du groupe d'un message du PDG justifiant l'arrêt de la production sur le site historique d'Alstom.

Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, a assuré ce mardi que l'Etat n'avait pas été "informé du tout" de la volonté d'Alstom d'arrêter la production ferroviaire sur son site de Belfort, ce qui constitue à ses yeux une "faute".

Dans ce communiqué distribué par erreur, Alstom n'envisageait ni fermeture de son site franc-comtois, ni plan social, mais environ 400 salariés devaient se voir proposer des postes dans d'autres usines du groupe dans l'hexagone. La direction du constructeur ferroviaire a quant à elle affirmé mardi qu'"aucune décision" ne serait prise avant la fin des discussions engagées avec le gouvernement français sur l'avenir de son site.

Alors que François Hollande lui a fixé l'objectif de de maintenir les activités ferroviaires d'Alstom à Belfort, le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies a dévoilé ce matin devant plusieurs journalistes les possibilités qui se présentaient pour " sauver Alstom ".

Cette déclaration tranchée intervient au lendemain de celles du président François Hollande, au contraire très confiant dans l'avenir du site.

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Troisième dossier, le résultat de l'appel d'offres lancé par le STIF (le syndicat des transports d'Île-de-France) qui peut porter au maximum sur 274 rames de RER NG (3,5 milliards d'euros). "Nous l'avons dit cette semaine aux dirigeants", a insisté le Premier ministre Manuel Valls, notant que le groupe peut être sauvé à condition que les dirigeants jouent pleinement leur rôle. Cette situation ne peut pas être inéluctable et j'exigerai du PDG d'Alstom, lors de notre entretien, des solutions allant dans le sens des annonces du gouvernement. Le spectre de Florange, les deux derniers hauts fourneaux lorrains d'Arcelor Mittal fermés en 2013 malgré les promesses de la gauche au pouvoir, a alors resurgi.

L'État, qui détient 20% des voix au conseil d'administration d'Alstom, assure avoir été mis devant le fait accompli. En clair, c'est la SNCF qui est sommée de se découvrir un besoin rapide de motrices TGV et de locomotives de fret, qui sont précisément produites à Belfort. Guillaume Pepy, qui, au plus fort de la mobilisation anti-loi travail, s'était déjà fait tordre le bras par le gouvernement pour faire aboutir la négociation d'un accord d'entreprise, risque de ne guère apprécier alors que les comptes de l'entreprise peinent à être redressés.

Mais le groupe est lourdement endetté et le pari est délicat alors que ces marchés publics font normalement l'objet d'appels d'offres ouverts à des concurrents étrangers souvent moins chers.

Selon le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, cinq projets en cours de discussion pourraient sauver le site de Belfort en comblant le "trou de commandes qui va de 2018 à 2022".

Dans ce cadre, les syndicats d'Alstom, notamment la CFDT, plaident pour qu'Alain Vidalies remette sur les rails une étude sur le fret qu'il avait lancée.

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