José Manuel Barroso à Goldman Sachs : il devra s'expliquer

Cette nomination avait été accueillie par de vives protestations, notamment au Portugal et en France, où le président François Hollande l'a qualifiée de "moralement inacceptable", accusant la banque américaine d'avoir contribué au trucage des comptes publics de la Grèce.

Une décision d'autant plus remarquable que Juncker et Barroso s'étaient rencontrés peu après le recrutement de ce dernier par Goldman Sachs, et qu'il avait confirmé personnellement à son successeur à la présidence de la Commission qu'il agirait de façon appropriée et conformément à ses devoirs légaux.

Jean-Claude Juncker était plutôt resté discret cet été à l'égard de son prédécesseur, peut-être parce que celui -ci a perdu son épouse au mois d'août. Ayant été remplacé en novembre 2014 par Jean-Claude Juncker à la tête de l'exécutif européen, M. Barroso avait bien attendu (tout juste) ce délai.

Alors que son embauche par la banque américaine fait grand bruit et que ce week-end, soit deux mois après le début de la polémique - Jean-Claude Juncker, l'actuel président de la Commission, s'est - enfin? - montré plus ferme en demandant à José Manuel Barroso " d'apporter des clarifications " sur ses nouvelles responsabilités ainsi que sur la teneur de son contrat de travail et annonçant qu'il demanderait au comité d'éthique de se prononcer, la nouvelle recrue ne l'entend pas de la sorte.

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La médiatrice de l'Union européenne a garanti lundi dans une interview au journal portugais Expresso que "la pression et la surveillance vont continuer" sur l'ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso, dont l'embauche par la banque Goldman Sachs fait controverse.

Silencieux depuis le déclenchement de la polémique liée à son recrutement chez Goldman Sachs, José Manuel Barroso a décidé de répondre aux attaques de ses anciens collègues de l'Union européenne par un courrier dont l'Opinion s'est procuré une copie. "Quand on sait que c'est Goldman Sachs qui a été l'une des causes des difficultés que nous avons pu rencontrer" avec la crise financière de 2008, "ça a pu justifier une procédure, celle que M. Juncker vient d'engager", avait relevé le président français.

L'affaire va être étudiée par le comité d'éthique chargé de conseiller la Commission européenne, précise Jean-Claude Juncker. "Je n'ai jamais demandé une position privilégiée mais je ne voudrais pas être discriminé", argue-t-il, tout en indiquant n'avoir pas d'objection de principe à la saisine du comité d'éthique. "Si c'est le cas, je voudrais comprendre comment cette décision a été prise, par qui et sur quels fondements", ajoute-t-il.

Il juge "sans fondements et complètement imméritées" les critiques et interrogations sur son intégrité.

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