Des détenus mettent feu à une prison — Vivonne

Un mutinerie a éclaté dans la prison de Poitiers-Vivonne située dans le département de la Vienne

Un mutinerie a éclaté dans la prison de Poitiers-Vivonne située dans le département de la Vienne. CAROLINE BLUMBERG EFE Newscom MaxPPP

Une demi-douzaine de véhicules d'unités d'intervention spécialisées ERIS (équipes régionales d'intervention et de sécurité), basées à Bordeaux, sont arrivées à la prison dans la soirée. "Ils ont mis le feu à toutes les coursives d'un étage", a ajouté le syndicaliste. Certains ont alors provoqué un départ d'incendie, entraînant d'importants dégagements de fumée et obligeant les autorités à évacuer les détenus hébergés au troisième étage pour les protéger. Aucun surveillant n'a été blessé et tous ont pu quitter le bâtiment.

"Deux détenus ont bousculé un surveillant et ont réussi à lui subtiliser son trousseau de clefs, ce qui leur a permis d'ouvrir toutes les cellules" du deuxième étage du bâtiment, qui en compte trois au total, a expliqué Emmanuel Giraud.

En fin d'après-midi, des détenus ont réussi à dérober, dans des circonstances encore non précises, un trousseau de clés à un surveillant.

D'après une source pénitentiaire, il s'agissait d'une soixantaine de détenus qui avaient refusé de regagner leurs cellules.

Six d'entre eux se seraient rendus peu avant 20 heures.

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Une décision qui tombe peu avant le début de la dernière levée du Grand Chelem et c'est ce qui pose problème à la numéro 1 française.

La situation est calme à la tombée de la nuit aux abords de la prison, éclairée comme normalement, même si quelques cris de l'étage en mutinerie fusaient de temps à autre de cellule en cellule, a rapporté France Bleu Poitou.

Des gendarmes, des équipes du Samu étaient également sur place, ainsi qu'un hélicoptère survolant le site, a précisé M. Giraud. La préfecture avait établi une cellule de crise à l'intérieur du centre pénitentiaire.

Le centre de Vivonne, inauguré en 2009, est un établissement d'une capacité de 578 places, et hébergeait ces jours-ci 525 détenus, ce qui ne suggère pas de problème de surpopulation. C'est dans cette prison qu'est incarcéré Abdelkader Merah, frère du terroriste Mohamed Merah, auteur de la tuerie de Toulouse en mars 2012.

Une mutinerie est en cours, on entend des éclats de voix depuis l'extérieur.

Un syndicat a indiqué avoir alerté, ces derniers mois, contre une tendance au regroupement vers Vivonne de détenus "difficiles" d'autres structures, mettant en garde contre le risque de voir le centre se transformer en "poubelle pénitentiaire".

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