Démantèlement de la "Jungle" de Calais: début de l'opération escargot

Des Calaisiens veulent bloquer l'A16

"Jungle" à Calais: opération escargot et chaîne humaine pour son démantèlement

"Il faut traiter au plus rapide", a déclaré David Sagnard, président de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) du Pas-de-Calais. Des chefs d'entreprise du Calaisis doivent les rejoindre pour une grande chaîne humaine.

Une quarantaine de camions d'un côté (Loon), une trentaine de l'autre (Boulogne), convergent vers Calais et veulent bloquer l'A16, autoroute particulièrement utilisée par les transporteurs européens pour rejoindre l'Angleterre via le port de Calais - premier de France pour le trafic passager - ou le tunnel sous la Manche. "Tout mon soutien aux commerçants, acteurs économiques de Calais qui expriment ce jour leur exaspération face au scandale de la Jungle", a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

Régulièrement, des migrants de la "Jungle" venus notamment du Soudan, d'Afghanistan ou d'Erythrée, créent des barrages sur la rocade portuaire avec des barrières ou des arbres pour forcer les camions à s'arrêter et tenter de s'y cacher afin d'atteindre l'Angleterre.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'y est rendu en fin de semaine dernière pour assurer que le démantèlement aurait bien lieu, mais qu'il devait se faire "par étapes " avec "méthode " et "maîtrise ".

"Lors du dernier recensement du 10 mai, 343 mineurs isolés étrangers avaient été repérés, ce qui représente une augmentation de 151 % "- une hausse jugée par l'association "proportionnelle à l'augmentation de migrants présents dans les camps de Calais (près de 9 000 aujourd'hui) ". ", pouvait-on lire sur une banderole".

Un homme condamné pour terrorisme, assigné à résidence, a disparu — Mayenne
Un temps assigné à Saint-Affrique, dans l'Aveyron, Merouane Benahmed a été transféré à Evron, en Mayenne , le 18 décembre dernier. Le centre-ville d'Evron bouclé pendant quelques heures. " Merouane Benahmed était séquestré de manière illégale en France ".

Frédéric Van Gansbeke, porte-parole du collectif des entreprises et commerces de la région, espère "marquer le coup" avec cette opération, une première depuis le début de la crise migratoire qui a transformé le port de Calais en goulet d'étranglement. Les camionneurs savent que les migrants sont prêts à tout pour embarquer vers le Royaume-Uni: "c'est le salaire de la peur".

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé vendredi un nouveau dispositif d'aides " de manière à soutenir plus directement les entreprises qui souffrent", mais sans donner de chiffres. "Chaque matin, se pose la question de savoir si un migrant ne va pas éventrer la bâche du camion. Et si la marchandise est endommagée, c'est retour direct à la case départ", a encore témoigné lundi au départ de Loon-Plage Nicolas Lotin, directeur d'une agence de transport à Boulogne-sur-Mer.

Avant le démantèlement à proprement parler de la zone nord de la "Jungle", l'Etat doit obtenir gain de cause devant le Conseil d'Etat - la plus haute juridiction administrative française - sur la fermeture des commerces informels de la zone.

Début mars, ce collectif calaisien avait réuni plusieurs centaines d'habitants du Calaisis dans les rues de Paris, où il avait été reçu à l'Elysée, pour demander que la zone soit reconnue "en état de catastrophe économique exceptionnelle".

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