Carburants toxiques en Afrique: des négociants suisses dénoncés par une ONG

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Carburant: une ONG dénonce les pratiques de négociants suisses en Afrique

En récupérant à la pompe, différents carburants vendus dans les huit pays couverts par les traders suisses, et analysés par un laboratoire indépendant, Public Eye a mis en évidence dans les deux tiers des gasoils africains testés une teneur en sulfure au moins 150 fois plus élevée (1500 partie par million [ppm]) que la limite autorisée en Europe (10 ppm), concentration très dommageable pour la qualité de l'air et pour la santé des habitants. "Dirty diesel", 160 pages, rendu public par l'ONG suisse Public Eye, le jeudi 15 septembre, révèle quelque chose d'inquiétant, à savoir que " les négociants suisse inondent l'Afrique de carburants toxiques ".

Public Eye invite donc ces sociétés suisses à "ne vendre que des carburants conformes au standard européen partout dans le monde". La teneur en soufre de l'essence et du diesel et plusieurs centaines de fois supérieure à ce qui est admis en Europe.

Ces carburants, ajoute Public Eye, contiennent en outre d'autres substances nocives, telles que le benzène à des "niveaux généralement interdits par les normes européennes".

Les négociants suisses ne se contentent pas de vendre du diesel et de l'essence toxiques; ils les fabriquent à dessein, en mélangeant divers produits pétroliers semi-finis à d'autres substances pétrochimiques afin de créer ce que l'industrie appelle "la qualité africaine ", explique l'ONG.

Trafigura a encore indiqué qu'il soutient les efforts de la Société africaine de raffinage (SAR) afin de diminuer la teneur en soufre des carburants sur les marchés africains.

Alonso ravi de pouvoir travailler avec Vandoorne et Button en 2017
En marge du Grand Prix d'Italie, Jenson Button a annoncé qu'il ne piloterait pas en Formule 1 la saison prochaine, ce samedi. J'ai une foi totale dans le projet McLaren-Honda.

Trafigura ajoute qu'elle ne peut pas à elle seule échapper aux règles du marché. "Eux seuls sont en mesure de déterminer les normes pour le carburant utilisé localement", a déclaré Vitol dans un communiqué. "Nous ne contrôlons pas la chaîne d'approvisionnement où le produit de plusieurs fournisseurs (y compris celui des grandes compagnies pétrolières) est mélangé".

Pour Andreas Missbach, "les entreprises suisses sont responsables dans ce commerce effectué avec l'Afrique qui est légal, mais illégitime".

Ce ne sera qu'une fois que les gouvernements africains auront fixé des standards de qualité similaires à ceux en vigueur en Europe que les problématiques soulevées dans le rapport seront résolues, a de son côté réagi Oryx Energies, une des branches du groupe Addax & Oryx. "Nous espérons une vraie prise de conscience, car ces pratiques sont choquantes", relève Géraldine Viret, membre de la direction de Public Eye. Et cette essence est notamment produite par des sociétés suisses, dénonce Public Eye, anciennement Déclaration de Berne.

C'est en tout cas l'idée que prône l'ONG Public Eye, à l'origine du rapport sur les carburants toxiques. Quant aux gouvernements occidentaux, ils devraient interdire l'exportation de carburants trop dangereux pour la santé. Cette initiative entend que le gouvernement suisse exige des sociétés qui siègent sur son sol qu'elles fassent preuve de diligence en matière de droits humains et de protection de l'environnement.

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