Apple: Dublin décide de faire appel de la décision de Bruxelles

Le patron du géant américain Apple, Tim Cook, a qualifié jeudi de " foutaise politique " la décision de Bruxelles demandant au groupe de rembourser à l'Irlande 13 milliards d'euros d'avantages fiscaux.

Il faut dire que leur politique fiscale super avantageuse pour les entreprises est plutôt une réussite: Facebook, Twitter, Google ou encore Amazon ont une base en Irlande.

Un traitement privilégié, que contestent à la fois l'Irlande - qui a immédiatement répliqué son intention de faire appel - et bien sûr Apple. L'argent rapatrié aux États-Unis est soumis à l'impôt sur les bénéfices des entreprises de 35% dans ce pays.

Avant l'annonce de Dublin, la Commission européenne s'est dite "persuadée" que sa décision sur le groupe américain Apple était "juridiquement fondée". Ces sommes sont par ailleurs déduites des bénéfices enregistrés par Apple Sales International et Apple Operations Europe en Irlande chaque année, "conformément aux règles applicables ". Plus récemment, Fiat a remboursé 20 millions d'euros au Luxembourg pour avoir bénéficié, comme Apple, d'avantages fiscaux indus.

Ce qui est au centre du débat entre les Etats-Unis et Apple d'un côté et la Commission Européenne de l'autre, c'est la rétroactivité du redressement fiscal qui a été infligé à la firme de cupertino. Quant à Apple, il s'est fendu d'un "message à la communauté Apple en Europe" où il indique avoir créé 1,5 million d'emplois depuis trente ans et payé ses impôts conformément aux législations en vigueur.

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De son côté, le PSOE a clairement annoncé un "vote contre Rajoy qu'il considère comme un symbole de corruption". Sanchez répète de plus en plus catégoriquement que le Parti socialiste ne s'abstiendra pas.

Le Parlement irlandais, qui devait faire sa rentrée le 27 septembre, sera convoqué en session exceptionnelle mercredi pour débattre du sujet.

Le CEO d'Apple, Tim Cook, a donné une interview exclusive au journal The Irish Independent, dans laquelle il ne mâche pas ses mots concernant cette décision.

Il est rare d'avoir à célébrer, par les temps qui courent, l'utilité de l'Union européenne, les vertus de la concurrence libre et non faussée, l'audace réformatrice de la Commission et le courage d'une commissaire... et pourtant c'est ce que la sanction de 13 milliards d'euros infligée à Apple pour aide d'État illégale nous invite à faire. Un abaissement du taux appliqué aux rapatriement de fonds, souhaité par les multinationales américaines, permettrait de ramener au pays une partie des 2 billions de dollars tapis à l'étranger.

Les partisans d'un appel estiment que le pays ne peut pas se permettre d'affaiblir son attractivité fiscale qui a attiré les multinationales pharmaceutiques et des nouvelles technologies.

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