Colombie : l'accord de paix avec les Farc soumis à référendum

Colombie: Farc et gouvernement scellent un accord de paix historique

Crédit AFP

"Nous sommes parvenus à un accord de paix final, intégral et définitif", indique un texte signé par les deux parties et lu par le diplomate cubain Rodolfo Benitez à La Havane, siège des pourparlers colombiens depuis novembre 2012.

De l'avis de l'analyste Jorge Restrepo, du Centre de ressources pour l'analyse des conflits (Cerac), cet accord est "une grande opportunité pour que la Colombie puisse enfin s'occuper des problèmes de politique publique qui ont été occultés par le grave problème du conflit armé", dans ce pays miné aussi par le trafic de drogue, les inégalités et la corruption. Le conflit, qui opposait le gouvernement aux rebelles marxistes, a fait au moins 220.000 morts et des dizaines de milliers de disparus.

Une fois l'accord de paix final validé, la rébellion doit commencer à réunir ses troupes pour les désarmer, alors que le cessez-le-feu devra être contrôlé par un mécanisme tripartite comprenant le gouvernement, les Farc et une mission de l'ONU. La question exacte qui sera posée le 2 octobre n'est pas encore connue, ni la date de la signature officielle de l'accord par le président Santos et le leader suprême des Farc, Timoleon Jiménez alias "Timochenko", selon qui "l'incertitude a pris fin". Ce traité va donc mettre fin à 52 ans de lutte armée.

"Aujourd'hui, je peux dire, du fond de mon cœur, que j'ai rempli le mandat que vous m'avez confi", a déclaré le président Juan Manuel Santos? Notamment les sympathisants de l'ex-président Alvaro Uribe (2002-2010) qui fait campagne pour le "non", estimant que l'accord ouvre la voie à l'impunité de crimes atroces commis par les guérilleros.

Depuis lors, les discussions se sont concentrées sur les modalités de la participation des rebelles à la politique, la réintégration des combattants dans la vie civile et les modalités de supervision des accords par la communauté internationale.

Japon : l'empéreur évoque son abdication dans un discours tétévisé
En clair: l'autorisation donnée au souverain d'abdiquer, passé un certain âge ou selon d'autres critères qu'il restera à définir. En vertu de la loi qui régit aujourd'hui le statut juridique de l'empereur, il n'est pas prévu de mécanisme légal d'abdication .

Le conflit entre le gouvernement colombien et les FARC a commencé dans les années 1960 quand ce groupe s'est soulevé contre le gouvernement pour défendre les droits fonciers des paysans.

Le gouvernement et les Farc se sont mis d'accord sur un programme de transformation, de réincorporation des guérillas.

Il reste encore l'Armée de libération nationale, l'autre guérilla. "Elle comprend 4.000 personnes et se montre décidée à continuer".

L'accord en six points a été scellé la veille au terme de près de quatre ans de pourparlers avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), principale guérilla du pays issue en 1964 d'une insurrection paysanne et qui compte encore quelque 7500 hommes armés. Les auteurs des crimes les plus graves seront soumis à une "justice transitionnelle" visant davantage à faire éclore la vérité de ce qui s'est passé qu'à des sanctions administratives sévères.

Ne rien faire contre le burkini serait acter un nouveau recul
Record-breaking British Olympic team welcomed home